Communauté : SM: Domination/Soumission
Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 14:00
- Ecrire un commentaire

Vous n'étiez pas au dernier

"Boudoir Charnelle" ...

Voici, en récit et en images, les émotions que vous y auriez vécues :

SoupirsCire

Je sais bien que cette 6ème après-midi du Boudoir Charnelle ne commence qu'à 15h, au club Cris et Chuchotements (9, rue Truffaut 17ème), et pourtant, à 15h moins 10, je suis déjà en tailleur gris acier et manteau marron, sur le trottoir de la rue des Dames : quelle idée d'arriver en avance, alors que la dernière fois, faute des clés, j'ai du attendre (pas seule, heureusement) 16h15 pour l'ouverture des portes !

Bonne idée, cependant, car j'aperçois déjà la silhouette de Miss B, dans un ensemble blanc immaculé (de quelle conception ?), qui me reconnaît et m'avertit que cette fois, le Boudoir ne boudera pas le respect des horaires ...

'L'habit ne fait pas le moine', et encore moins la travestie, puisque, d'emblée, Miss B me reproche (gentiment) de ne pas porter une jupe à ras des fesses et de ne pas exhiber d'emblée, hors de mon soutien-gorge à bonnets ajourés, mes tétons agressifs, connus aussi bien par leur taille appréciable que par leur érection permanente.

Alors, même au Boudoir Charnelle, je serais prisonnière de mon image de 'fille provocante' ... je plaisante, et je sais bien que Miss B plaisantait aussi !

Aujourd'hui, il faudra, comme à l'accoutumée, attendre 18h pour l'atelier du jour, qui est l'atelier 'Bougie', dit 'Cire' pour les habitué(e)s ... Mais la conversation s'engage avec les hommes, femmes et couples, qui arrivent : des têtes connues, vues ici ou là lors des évènements BDSM, ces événements qui essaient de réveiller Paris et de lui donner la renommée des autres grandes capitales, à la fois homologues et concurrentes, comme Londres, Bruxelles, Amsterdam ...

Le but est-il atteint ou en passe de l'être, les esprits s'interrogent, et en discutent au PariS MuncH, aux dernières Nuits Elastiques et Nuit Démonia, et autres ... !

Mais il y a aussi de nouvelles personnes, et Miss B, comme Rylee, tiennent à accueillir chacune d'entre elles, et une fois qu'elles ont décliné leurs prénoms, Miss B me réquisitionne pour que je leur serve de guide et leur fasse découvrir les lieux : oui, en tant que soumise Sophya, je m'exécute avec grâce, car, sans faire de jeu de mots mal venu compte-tenu de l'atelier du jour, il est normal que je 'cire les pompes' de Miss B !

Une fois l'ambiance conviviale installée, et Miss B allongée telle Madame de Récamier sur le divan, ne voilà pas que Madame A ouvre ostensiblement son grand et long sac, d'où seul dépassait ce que nous aurions pu imaginer comme étant le bout d'une canne à pêche, mais 'la suite prouva que non' (pour parodier la chanson de Georges Brassens 'Le Gorille') : manifestement, Madame A avait des fourmis dans les doigts ... et ses collègues dominatrices ne s'y sont pas trompées et s'exclament à l'unisson : 'on ne va quand même pas attendre 18h et l'atelier 'Cire' pour s'occuper de quelque fesse ici présente !'

Le prétexte est trouvé : Madame A ne sort-elle pas un martinet de fabrication artisanale, fort séduisant au demeurant, dont les lanières ne sont rien d'autre que des joints de fenêtre, en caoutchouc et surtout comportant des arêtes vives ... 'Je ne m'en suis encore jamais servi' dit-elle !

C'était le mot de trop pour ses collègues, qui m'intimèrent sur le champ de m'agenouiller sur le tabouret, fesses offertes à Madame A, afin qu'elles puissent apprécier l'élasticité du matériau, la bonne tenue des lanières lors du mouvement de fouetté, la sécheresse du bruit lors de leur contact avec le fessier, la qualité de la trace et de la couleur qu'elles laissaient au fur et à mesure des coups ...
 
Madame A a plus d'un "tour dans son sac" : elle en sort un étau, fait de 2 planchettes reliées par 1 système vis-écrou à chaque extrémité ... Un rapide regard et Madame A trouve rapidement où l'expérimenter : mes testicules y sont immédiatement enserrés et maintenus en évidence, offerts en avant et prenant une couleur grenat, identique aux cerises (de saison ?) que Miss B avait ajoutées au buffet sucré-salé du Boudoir Charnelle offert pour la circonstance.
 
Je reçois l'ordre de faire le service et de faire circuler les plateaux de petits pâtés et gâteaux, chocolats fourrés à la noisette ou à la frangipane ... Marcher ainsi m'est difficile, car les 2 planchettes débordent sur mes cuisses et m'empêchent d'avancer amplement mes jambes : une fois le service terminé, je dois rester immobile, les bras levés, un plateau dans chaque main, offrant à l'assistance mes boules aussi colorées que des boules de Noël, ce qui fit penser à Rylee d'accrocher à chaque extrémité des planchettes 1 chocolat enveloppé dans son papier doré ... Je faisais désormais partie du décor !

Madame R, avec qui j'avais discuté sur le chat du Boudoir Charnelle mais que je connaissais pas, m'a reconnue, et après avoir fait mieux connaissance, et surtout après avoir constaté que la Croix de Saint-André était libérée, nous convenons d'un 'bout d'essai' : Madame R s'équipa de quelques accessoires faisant partie du 'fonds documenataire' du club, et après m'avoir attachée par les poignets, entreprit de tester à tour de rôle moult cravaches et martinets, avec la sagesse (et je tiens à l'en remercier ici) qui prévaut entre une domiantrice et une soumise qui ne se connaissent pas, et ne disposent, par conséquent, d'aucune référence pour apprécier et doser le niveau et les limites des épreuves de flagellation ...

Des sons apparemment rythmés par des mouvements de bras alternatifs et révélant une peau tendre et réactive parviennent aussi de l'étage : la chaleur de l'action prenait maintenant le pas sur la chaleur du poële, opportunément allumé avant l'ouverture, ce qui permettait aux soumis et soumises d'abandonner peu à peu leurs 'textiles', devant l'impatience grandissante des dominatrices présentes.

Il est 18 h : un mouvement collectif emmène vers le 1er étage les 'cireuses' et 'ciré(e)s' potentielles (tiens, pour une fois, le féminin va l'emporter dans l'accord sur le masculin !), là où le chevalet permet d'emblée à soumis W et à moi de prendre la position idoine ... Je dois même très rapidement adopter une posture cambrée, en maintenant cependant mon dos horizontal, car, parmi les 'Femmes de la Liberté' (faisons en effet un clin d'oeil à la Statue de la Liberté, portant son flambeau, en imaginant les dominatrices présentes, portant chacune une bougie allumée !), le consensus s'est rapidement instauré ...

... En effet, en ce qui me concerne, les dominatrices (entre autres, Madame A et Madame R, ai-je appris par la suite, mais il se peut que d'autres aient ajouté leur 'grain de cire' !) se sont données comme cible mon dos et mes fesses, avec un objectif clair : constituer une couche suffisamment épaisse de cire, non seulement afin de pouvoir fixer des bougies allumées sur mon dos, mais aussi, du moins est-ce leur souhait ultime, de m'obliger, en me redressant, de les garder sans qu'elles ne tombent ni s'éteignent ... Je suis relevée, et j'atteins un angle incliné à 45° avec 2 bougies fixées et allumées dans mon dos !

Mais toutes les surfaces visibles ne sont pas encore 'cirées', et les dominatrices testent les différentes bougies de l'arsenal et continuent leurs coulées : soumis W et moi réagissons à cette nouvelle vague de cire (soumis et soumises doivent trouver le mode de communication adapté, qui permet à la dominatrice d'apprécier où en est l'abandon de son(sa) soumis(e), de quelle latitude elle dispose ... c'est ce qui constitue la complicité directe et latente, entre dominatrice et soumis(e), qu'elle soit immédiate ou accumulée par une connivence antérieure) ...
 
W et moi avons, sans mot dire, et évidemment sans nous concerter, trouvé la façon de nous exprimer : nous respirons plus bruyamment, nous soupirons lors des coulées atteignant une surface encore vierge ... Nous sommes alors sans doute ailleurs que dans notre seul corps, encore présents par l'esprit, mais dans l'espace-temps 'immatériel' où nos dominatrices peuvent exprimer leurs fantaisies et leurs émotions !

2 'flasches' vont me traverser l'esprit, pendant cette décoration : ils donneront lieu aux dessins qui accompagnent ce récit : 'Alors, voilà à quoi pense soumise Sophya, pendant que Madame A daigne prendre son dos comme espace d'expression créative ?'. A ma décharge, j'en ai fait part à voix haute, évoquant d'une part le 'Pont des Soupirs' et d'autre part 'La pétrification des statues dans les grottes' ...

Je saurai ensuite que des couleurs bleues, blanches et rouges ont décoré mon dos et mes fesses, effet sans doute plus dû au hasard des bougies disponibles qu'à une volonté d'expression patriotique ...

Comment éliminer ces sédiments de cire ?
Les techniques varient : W va en être allégé par des coups de martinet, tandis que Madame A va labourer mon dos et mes fesses avec ses ongles, avec autant de force que d'efficacité !

EpilationCire 

Les un(e)s et les autres rejoignent la salle du bar, pour un moment de décontraction, que Miss B amplifiera en m'ordonnant de lui masser les pieds, ce que je fis à nouveau avec grâce.

Mais à nouveau l'imagination, l'initiative et les complicités s'installent, et dans la salle de la Croix de Saint-André, des esprits (et des bras) pénétrants trouvent des chemins intimes entre certaines fesses, rendues encore plus disponibles par la position dans le sling.

De façon paradoxale, vu la pratique plutôt poussée que représente le fist anal, il émane pourtant du spectacle ainsi offert une grande douceur, manifestement appréciée et respectée en silence par un petit public ... Cette fois, soumise Sophya n'a pas 'offert son corps à la science' : il est vrai que, massant les pieds de Miss B, j'étais en train de la 'délivrer du mal' (refrain connu !) ...

Une dernière discussion pour imaginer quel atelier pourrait être choisi : l'atelier 'uro' semble tenir la corde ... Nous verrons bien !

Cette fois, il est 21h, le temps a passé à la vitesse de l'éclair, pardon à la vitesse des bougies ... Nous nous quittons : 'Au prochain Boudoir Charnelle !'

Sophya

Retour à l'accueil

Profil

  • Sophya
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • BDSM soumise soumission domination Maîtresse
  • Toutes les transgressions vecues comme depassement du reel et envol vers l'imaginaire ... sont les bienvenues ! NB : Sans "collier", je suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour le meilleur et pour le "pire"

Présentation

  • : BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • : sodomie
  • : Je suis Sophya, transgenre exclusivement passive et soumise, très docile mentalement et physiquement. Sportive, 170/66, totalement non-virile mais fémininement ouverte haut et bas, avec de belles fesses, des jambes galbées et des bouts de seins saillants (mens 90A-78-95). NB : Je ne porte pas de "collier" et suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour son meilleur et pour mon "pire" ...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Liens

Images Aléatoires

  • 8 BDSM Passion
  • Amour&Perfection
  • Preservatif ModeEmploi
  • 1 BDSM Bondage
  • MaChatte V4
  • Flyer 12nov11
Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés