Communauté : SM: Domination/Soumission
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 00:43
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Après la soirée « Tribunal des Hordes Barbares » (voir le récit dans un précédent article sur ce blog), consacrée au jugement et à la  punition des soumises et soumis selon les griefs de leurs maîtresses/maîtres, c’était ce samedi 24 mai l’  « Après-midi SM » organisée par Maîtresse Carmine, de 14h à 19h et dans mes mêmes lieux, le club Le Papillon.

Je lui avais indiqué la veille que je serais présente. Cet évènement se passant en plein jour, dans un quartier animé proche des Halles, je me devais d’adapter ma tenue, car il me faudrait aller à pied de ma voiture au club …

 

La tenue que je portais la veille et qui laissait entrevoir, avec mon blouson entrouvert sur ma jupette ultra-courte, le haut de mes bas ne convenait manifestement  pas !

 

En supposant que je ferme complètement mon blouson, d’où n’aurait même pas dépassé ma jupette, quelle aurait été la réaction des gens me voyant « nue » sous un blouson montrant mes cuisses largement découvertes : travestie certes je suis, mais provocatrice de façon gratuite et inutile je ne suis pas …

 

J’opte donc pour mon tailleur gris acier, très strict, dont la jupe est certes au dessus du genou, mais qui me permet cependant d’affirmer au grand jour mon choix d’être travestie. De plus, même si le temps n’est pas aussi printanier que le joli mois de mai pourrait le laisser croire (sans doute un effet du réchauffement de la planète !), ce tailleur me dispense d’un blouson et me donne une allure féminine, qui me plaît beaucoup.

 

14h30, je sonne à la porte, et Ludovic, l’esclave de Maîtresse Carmine, m’ouvre et me salue « Bonjour, Sophya » : voilà donc un soumis qui assure bien son rôle !

 

C’est évidemment tôt, et seules 2 personnes sont déjà là : comme hier à la soirée « Tribunal » , où je suis arrivée à peine une demi-heure après l’horaire d’ouverture, je sais qu’ainsi je vais pouvoir faire plus ample connaissance avec Maîtresse Carmine.

 

Voyant que j’arrive du dehors ainsi habillée, elle me demande comment je vis cette situation : je lui fais remarquer que j’ai une tenue correcte, ce qu’elle ne conteste pas, mais qui lui paraît cependant « connotée ».

 

Pour moi, me promener en plein jour avec cette tenue n’est ni plus ni moins connotée que, pour 2 hommes ou 2 femmes, se promener en se tenant la main : il y aura toujours des gens pour trouver que c’est indécent, mais c’est leur affaire, car rien dans ces comportements n’est de nature agressive ni déplacée.

 

Nous tombons d’accord : l’important est d’être naturel, quel que soit le statut social qu’on ait choisi, et de montrer envers les autres autant de respect et de tolérance, qu’on espère en attendre d’eux en retour.

 

Dans ces conditions, non seulement en n’étant pas soi-même gênée par sa propre image telle qu’on croit que les autres la voient, on n’attire pas leur regard, mais on montre aussi,  en affirmant ouvertement ses choix, qu’on les assume et qu’on contribue à donner de la société toute la richesse de sa diversité des identités sexuelles.

 

Le temps passe, et on pourrait craindre ce qui est le lot de toute initiative nouvelle, la désaffection du public, et ses conséquences, le découragement des personnes organisatrices, qui pourtant veulent croire en leur entreprise …

 

Il fallait savoir attendre : nous sommes rejoints par des personnes de connaissance, et, en ce qui me concerne, par d'autres amies et amis rencontrées(és) au Boudoir Charnelle et qui se reconnaîtront, dont S et W, en couple et plus soudés que jamais.

La grande glace murale est cette fois agrémentée d’un portique, pour des jeux qui se devinent aisément ... Une exposition de colliers, de bracelets et d'entraves en acier, qui nous accueille à l’entrée, démontre toute l’art de Jean qui les fabrique lui-même.

Nous serons rapidement une vingtaine, et les jeux s’organisent. Maîtresse Carmine s’assure, cravache à l’appui, que les fesses de son esclave restent bien soumises.

Outre les jeux de mains conformes aux pratiques SM, le bondage est mis à l'honneur et fait l'objet de créations sur plusieurs personnes présentes :
    10 BDSM Switcher
W, que j’avais toujours vu jusqu’à présent, soumis de S, switche (est-ce le bon terme ?) et décide que S sera entravée des bras et du torse avec des cordes blanches qui lui donnent une esthétique très agréable.




Etant actuellement soumise, je ne ressens au fond de moi aucun ressort psychologique du tempérament et du comportement de dominatrice(teur ?) ... Je n’ai donc aucune envie de switcher, vraiment pas du tout !

 

De plus, ayant tant de respect pour les dominatrices en général, et celles que j'ai servies en particulier, je ne veux pas donner de la dominatrice une image dépolie, car je sais combien je serais médiocre, voire nulle, à m’essayer dans le rôle de dominatrice.

 

Un intermède qui prête à sourire : S, souhaitant aller fumer une cigarette au dehors, mais sans quitter son bondage, devra être vêtue d’une robe de chambre (sic !) et se fera accompagnée par un des hommes présents, car W, dont le vêtement, outre de jolies arabesques dessinées à même le corps, se résume à un short moulant en latex jaune, n’est pas en tenue pour sortir dans la rue !

 

Dans le fond de la salle du rez-de-chaussée, comme dans la salle du sous-sol, j’entends des claquements significatifs, mais je préfère rester sagement assise au droit du portique.

 

Une transsexuelle, J, impressionnante par sa grande silhouette, accentuée par un corset très marqué à la taille, s’y installe pour effectuer un bondage suspensif sur W. Cette fois, les cordes seront rouges et J enchaîne avec rapidité et précision nœuds et contre-nœuds, enlacements et liens suspensifs …

 

Rapidement, W se retrouve en effet suspendu à l’horizontale, à environ 1,50 m du sol, une jambe tenue et l’autre repliée : vision déroutante d’un corps qui, bien que mobile dans l’espace, est totalement immobile par lui-même !

 

Le temps de quelques réparties entre W et moi, et un déclic s’opère en moi pour le thème d’un dessin : l'actualité de Roland-Garros y est pour quelque chose, car, je ne sais pas pourquoi, la vision de W ainsi suspendu me fait penser à un filet de tennis, et le mot « suspendu » prend alors son double sens, celui propre au bondage et qui est  le sort actuel de W, et celui propre au sport (le joueur qui a commis une faute est suspendu !) …

    Bondage&Tennis

 

 

En rédigeant ce récit, un autre déclic s’est produit et un dessin prend forme …

Une image me parvient, celle d’Ulysse, en perdition avec son bateau, en pleine tempête, et que les sirènes veulent par leurs chants envoûtants détourner de son objectif, qui est de braver les éléments déchaînés et de regagner le rivage :

 
    1 BDSM Bondage


pour ne pas céder à leurs avances, Ulysse se fera ligoter par ses propres marins, comme nous le raconte le chant XII de l’Odyssée du poète grec Homère.

 

Maîtresse Carmine a sans doute remarqué ma fascination pour le bondage : elle s’approche de moi, me fait asseoir sur un siège d’entraves, sorte de prie-Dieu noir à armatures métalliques. Je ne comprends pas immédiatement son dessein, je suis assise à l’envers de la position de prière, et je dois replier mes jambes sous mon siège, avec le repose-genoux devant moi.

 

Les cordes que sort de son sac Maîtresse Carmine sont noires : noir, blanc et rouge seront donc les couleurs de cette après-midi « bondage » !

 

Un point d’histoire à ce sujet des couleurs noir-blanc-rouge  :

La Confédération de l’Allemagne du Nord, créée en 1866 et dominée par la Prusse, adopte un nouveau drapeau noir-blanc-rouge, associant les couleurs de la Prusse (noir et blanc) et celles de la Ligue hanséatique (rouge et blanc. Mais, en 1919, les adhérents de la nouvelle République de Weimar s’expriment en faveur du drapeau noir-rouge-or, tandis que ses adversaires de la République de Weimar souhaitent restaurer le drapeau noir-blanc-rouge, symbole à leurs yeux de l’unification allemande. Un compromis est trouvé en  réinstaurant officiellement le drapeau noir-rouge-or mais en conservant la combinaison noir-blanc-rouge comme emblème du commerce.

De nos jours, après la grande réunification allemande en 1990, seul subsiste le drapeau noir-rouge-or.


J’ai gardé mon tailleur, et c’est ainsi que je suis attachée sur le prie-Dieu, mes jambes étant solidaires de son pied : je n’ai que la ressource de rester bien droite, les pieds posés cependant au sol, et de montrer ma détermination à être ainsi dépourvue de tout mon libre-arbitre de mouvement. Je resterai ainsi une heure, un peu plus ou un peu moins, assistant, sans bouger, à la flagellation de J, devenu maintenant soumise (encore une qui switche !).


Mais je serai flattée quand Maîtresse Carmine me dira être favorablement surprise que je sois restée ainsi immobile et patiente, jusqu’à ce qu’elle décide de me libérer …, car la fin de l’après-midi approchait à grands pas !

Je me dois de la remercier ici, d’avoir ainsi porté son attention sur moi.


La soirée « De plein fouet », prévue chaque 1er mardi du mois au club Le Papillon, sera-t-elle pour moi la prochaine occasion de vous saluer respectueusement ?


Sophya

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  • Sophya
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • BDSM soumise soumission domination Maîtresse
  • Toutes les transgressions vecues comme depassement du reel et envol vers l'imaginaire ... sont les bienvenues ! NB : Sans "collier", je suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour le meilleur et pour le "pire"

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  • : BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • : sodomie
  • : Je suis Sophya, transgenre exclusivement passive et soumise, très docile mentalement et physiquement. Sportive, 170/66, totalement non-virile mais fémininement ouverte haut et bas, avec de belles fesses, des jambes galbées et des bouts de seins saillants (mens 90A-78-95). NB : Je ne porte pas de "collier" et suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour son meilleur et pour mon "pire" ...
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