Communauté : SM: Domination/Soumission
Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:49
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Le club Le Papillon serait-il en passe de devenir le nouveau centre de gravité BDSM parisien ?

 

Question trop sensible propre à déchaîner les louanges ou les moqueries de l’intelligentsia ad hoc, et donc question futile !

 

Aux faits ! Ce vendredi soir, j’étais à la soirée « Tribunal des Hordes Barbares », où soumises et soumis sont jugé(e)s au vu des griefs portés à leur égard par leurs maîtresses et maîtres, présent(e)s ou non, griefs reçus et appréciés par le Président du Tribunal Maître Marco, examinés à charge par Madame le Procureur, Miss B, face au défenseur Maître Maya.

 

Le principe est simple : une justice injuste, rendue à la hussarde, partiale et bafouant les droits de la défense, avec une sentence la plus lourde possible, ne donnant lieu à aucun recours ni circonstance atténuante et exécutée séance tenante.

 

J’y arrive vers 22h45, horaire manifestement trop avancé pour qui connaît le rythme des adeptes vespéraux du BDSM … Qu’importe, au moins, je peux faire connaissance avec les maîtresses et maîtres des lieux, et avec le Président du Tribunal, qui m’informe, à ma grande surprise, que Maîtresse D., qui ne sera pas présente, lui a envoyé un mail présentant ses griefs à mon égard et demandant pour moi une peine appuyée et se portant garant de mes aptitudes à endurer une sanction sévère.

 

Un lieu agréable, accueil courtois, espace spacieux, lumière tamisée et musique grégorienne, un rez-de-chaussée avec bar, banquettes, grande glace murale et pilier de supplice ou de danse, avec une arrière-salle équipée d’accessoires de contrainte, et un sous-sol, avec banquettes, potence fixée au mur et sling central.

 

L’attente commence … Et comme dans les salles du même nom des cabinets médicaux, les premiers arrivé(e)s s’asseyent aux quatre coins de la salle, faisant semblant de s’ignorer et se donnant une contenance de façade …

 

J’avais rencontré à l’entrée du club Maîtresse Carmine, accompagnée de son soumis L., qui organise des après-midis BDSM le samedi à ce même club et que j’avais contactée par mail à ce sujet. Elle me reconnaît (je suis la seule travestie présente ce soir) et une conversation s’engage, reprise et interrompue au gré du rythme des évènements de la soirée, et nous pouvons faire plus ample connaissance.

 

Le Président dispose enfin de la Cour au complet, et ouvre la séance.

 

Je suis la première jugée, et je n’ai pas le temps de réaliser qu’il s’agit d’une parodie de justice où tous les coups (verbaux pour l’instant, les autres suivront ensuite !) sont permis.

 

Je ne me défends pas, surprise par la découverte de ces griefs présentés par Maîtresse D., dont je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs mois, et je n’imagine pas essayer d’atténuer les fautes qu’elle me reproche : à quoi bon, me dis-je !

 

A l’écoute des autres accusé(e)s, qui se défendent pied à pied, et des plaidoiries à charge et à décharge, où l’humour et l’éloquence vont de pair, je réalise seulement que j’aurais pu engager une tout autre stratégie que je ne dévoilerai pas ici : je la réserve pour un prochain Tribunal où je serai à nouveau jugée !

 

Pour chaque accusé(e), la sentence tombe : je recevrai 20 coups de cravache sur chaque fesse, assortis d’une fessée annoncée « hard » par le Président.

 

Profitant d’un moment de répit dans le déroulement du Tribunal, un Maître, sorti tout droit d’un film asiatique, avec une tenue de parfait samouraï, notamment un hakama, pantalon traditionnel japonais très ample, cheveux ramenés en arrière avec une queue de cheval, travaille sa soumise, au pilier avec de grands martinets qui tournoient, se croisent, fouettent autant l’air que les fesses et le dos qui s'offrent à lui, et la glace murale devant laquelle la soumise est appuyée sur le pilier, fesses cambrées, multiplie à l’infini les lanières qui claquent.

 

Il ponctue les séquences de flagellation par des attouchements, qui s’apparentent plutôt à l’acupuncture, si on remplaçe les aiguilles par le manche de sa cravache, ou à la magnétisation, en imposant ses mains sur le dos de la soumise, qui semble frissonner sous les ondes qu’il lui transmet … Bizarre, vous avez dit bizarre !!!

 

C’est aussi le moment que choisit Maîtresse Carmine pour venir parler avec moi de son après-midi SM du lendemain. Elle a visité mon blog, et elle me fait part de ses réflexions qui lui sont venues en le parcourant et que j’écoute avec surprise dans un premier temps, avec attention ensuite :

En effet, elle me dit être persuadée que, à travers le BDSM, je lui semble rechercher principalement la soumission sexuelle, et qui plus est, surtout anale.

Je laisse la lectrice ou le lecteur juge de ce type de photo ci-après, qui est sans doute de nature à donner une telle opinion de mon blog :

 

La question est ouverte : une telle photo montre-t-elle la nature profonde de mon tempérament soumis, ou bien n'est-elle que la traduction du caractère uniquement sexuel de ma soumission ?

Même si je ne réfute nullement le fait que je mets aussi ma disponibilité anale au service de l’abandon que je donne à mes partenaires dominatrices, dont elles décident de s’emparer ou non, selon leurs envies, je lui indique que ma démarche de soumise s’inscrit plutôt dans une dépendance mentale, et non purement sexuelle et anale.

 

Je lui assure que, lors d’une rencontre avec une partenaire dominatrice, je ne dis pas quelles épreuves me conviennent, et lesquelles je ne veux pas, de même qu’il n’y aurait pas lieu d’établir, avant ou au début d’une rencontre, un programme pré-défini : s’il y en a un, il n’est que dans la tête de ma partenaire, qui en est la seule juge et exécutrice …

 

Quand je suis avec une dominatrice, je ne suis pas au restaurant où je cherche dans la carte les plats qui me plaisent … mais je sais que bien des soumises et soumis se comportent ainsi et considèrent en quelque sorte que leurs dominatrices ou dominateurs sont à leur service : comble du renversement des rôles … Que ces soumises et soumis soient mis au ban du BDSM !

 

Je suis une soumise qui, d’une part, accorde une importance fondamentale à la spontanéité, à la sincérité et à l’ajustement instantané des jeux, ce qui me semble être indispensable à une complicité profonde entre ma partenaire et moi, et qui, d’autre part, considère que ma partenaire dominatrice, parce que je la reconnais comme la personne qui choisit et dirige tout et à tout moment, garde toute sa liberté et prend toutes les initiatives dans la conduite de la rencontre.

 

Je demande bien sûr à Maîtresse Carmine qu’est-ce qui, dans mon blog, l’a amenée à penser cela de moi.

 

Elle évoque alors les nombreuses photos, qui illustrent mes récits et où mes fesses sont en avant-plan, et me fait remarquer que cela est de nature à provoquer chez celle ou celui qui visite mon blog les mêmes réflexions.

 

Vais-je me défendre, alors que je ne l’ai pas fait devant le Tribunal, où j’ai préféré reconnaître les faits et accepter sans discuter la sentence prononcée ?

 

Ma défense tient en peu de choses : d’une part, ce n’est pas moi qui prends les photos ni qui les ai commandées, et elles restent à l’initiative et à l’appréciation des photographes, et d’autre part, quand je suis en position de soumise, souvent fesses offertes à la flagellation ou à la coulée de bougie, il est évident que cela offre des angles de vues particuliers, qui s’imposent spontanément à l’objectif, alors que les autres parties de mon corps ou des cadrages différents sont à l’évidence moins accessibles.

 

Mais « explication n’est pas raison », et je tiens sincèrement ici à vous remercier, Maîtresse Carmine, d’avoir porté suffisamment d’attention à mon blog pour s’en faire une opinion, et aussi d’avoir bien voulu me faire partager son avis, qui m’apporte en effet une vision tout autre que celle que j’en avais jusqu’ici : j’ai apprécié vos remarques, j’en ai perçu la sagacité et je les intégrerai à la manière dont j’orienterai désormais mon blog, voire en y modifiant son contenu iconographique actuel.

 

Mais la soirée est loin de se terminer et je suis actuellement « sans collier », puisque celui de Maîtresse D. est devenu pour moi caduc : quel comportement vais-je adopter ce soir vis-à-vis des dominatrices présentes ?

 

Il y a certes dans l’assistance plusieurs dominatrices, accompagnées ou pas de leurs soumis, et j’ai connu un temps, où, dans la même situation, j’aurais présenté mon allégeance à l’une ou l’autre d’entre elles, qui aurait consenti quelques coups de cravache sur mes fesses, sorte de « tarif syndical » en quelque sorte !

 

Je choisis alors un tout autre comportement que d’habitude …

 

Certes vivre des moments où je vais frémir sous des coups, parfois appuyés, participe de ma démarche d’abandon dans la soumission, où sensations physiques et perte de mon libre-arbitre se fondent dans un voyage mental intense, mais de tels moments si brefs ou sans lendemain, avec des dominatrices en quelque sorte inconnues, m’avaient laissée perplexe : quel était le sens d’une telle quête ? N’est-elle pas d’une certaine façon un peu trop centrée sur moi, même si je la dissimule derrière un voile de dépendance à l’autre ?

 

Alors, ce soir, je décide, sans bien en être vraiment consciente, de changer de comportement : je reste assise, bien droite, silencieuse, prête à passer la soirée immobile et sage …

 

C’est alors qu’une dominatrice s’approche, et me demande de m’agenouiller à terre, face sur le sofa … Une correction m’est donnée, sans que j’aie le temps de réaliser !

 

Je reprends ma place, et une autre dominatrice, que je saurai être par la suite Maîtresse X, me reproche d’être trop bavarde, subtile paraphrase pour me faire comprendre que je semblais être là, indifférente aux autres et absente !

 

Et les évènements s’accélèrent : à peine cherche-t-elle à s’emparer sans succès du téton de l’homme assis à côté d’elle que, croisant son regard, je lui découvre mon soutien-gorge ajouré, d’où s’échappent mes tétons naturellement très saillants, ce qui provoque une réaction immédiate et intéressée de Maîtresse X.

 

Elle teste rapidement la sensibilité de mes tétons et en semble satisfaite, mais me reproche de ne porter ni collier ni laisse : je la surprends encore une fois, en lui montrant que le collier fantaisie que je portais au cou devient en un tour de main un collier et une chaîne de parfaite soumise. Maîtresse X. emmène ainsi sa chienne au sous-sol et y profitera à nouveau de mes tétons devenus durs et sensibles sous ses ongles qui les tordent sans ménagement.

 

Il est 2h30 … Le temps de saluer Maîtresse Carmine et de lui confirmer que je serai là demain après-midi, et je sors dans des rues encore fort animées, avec des terrasses bondées, devant lesquelles ma démarche, devenue certes bien assurée avec mes hauts-talons, ne trompe pas certains regards qui découvrent, sans insistance ni désapprobation ouverte, une travestie dont la jupette ultra-courte doit cependant alimenter les conversations …

 

Une soirée bien agréable en somme : je reviendrai … au Tribunal !

 
Sophya

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  • Sophya
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • BDSM soumise soumission domination Maîtresse
  • Toutes les transgressions vecues comme depassement du reel et envol vers l'imaginaire ... sont les bienvenues ! NB : Sans "collier", je suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour le meilleur et pour le "pire"

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  • : Je suis Sophya, transgenre exclusivement passive et soumise, très docile mentalement et physiquement. Sportive, 170/66, totalement non-virile mais fémininement ouverte haut et bas, avec de belles fesses, des jambes galbées et des bouts de seins saillants (mens 90A-78-95). NB : Je ne porte pas de "collier" et suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour son meilleur et pour mon "pire" ...
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