Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 19:29
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Pour moi, comme pour d'autres transgenres avec qui je suis en contact, et en particulier pour J., avec qui j'entretiens une correspondance régulière et partage nos "aventures" quotidiennes en tant que "femme" et "épouse",

vivre notre apparence féminine, que nous recherchons vis-à-vis des autres en même temps que nous ressentons notre féminité intimement en nous-mêmes, nous fait éprouver, tôt ou tard, d'une part le "déficit" que représente pour nous notre silhouette que nous trouvons trop masculine encore, et d'autre part l'aspiration à développer des formes plus féminines, plus con"formes" à nos vêtements et gestes quotidiens : poitrine, taille, hanches et fesses sont les parties de notre corps qui cristallisent nos rêves de changement !

Pour arriver à modifier ces formes, il n'y a qu'un seul chemin, celui d'un traitement hormonal ...

Pour disposer de ce traitement, il n'y a qu'un seul avis autorisé, celui d'un endocrinologue, sauf à recourir à l'auto-médication, choix qui comporte bien des risques et des dangers pour notre santé !

Mais l'endocrinologue que j'ai consulté s'est considéré comme le bras "médicalisé" d'une autre expertise, en laquelle il a remis sa décision d'administrer ou non le traitement hormonal : l'expertise d'un psychiatre, censé établir si notre envie de féminité est "saine" ou au contraire symptomatique d'un déséquilibre psychique !! !

Oui mais ... il y a des mouvements, au sein de la communauté transgenre, comme celles que veut rassembler la Fédération LGBT (Lesbiennes, Gays, Bissexuel-le-s et Trans), qui contestent radicalement le bien-fondé de ce contrôle psychiatrique, vécu, ou du moins interprété comme tel, comme "humiliant", "infantilisant", "déniant la liberté individuelle", "érigeant le choix du genre de chaque individu en raison d'Etat" ...

... et ce n'est pas Stéphanie N. qui démentira cette vision, Stéphanie que j'ai eu la chance, inattendue, de rencontrer à Nancy et d'entendre dans ses diatribes intransigeantes contre la transphobie (1), aussi bien celle quotidienne que celle émanant du milieu médical, et surtout celle distillée par l'Etat à travers ses droits de décider de l'identité et du genre de chaque citoyenne et de chaque citoyen.

(1) Stéphanie N. est à l'initiative de la création de Trans-Aides, devenue en 2006 l'Association Nationale Transgenre (ANT) : www.ant-france.eu

Adresse postale : BP 43670 • 54097 Nancy cedex / Tel : +33 (0)6 25 40 59 21 - Courriel : info@ant-france.eu

"Stéphanie N., transgenre née homme et devenue femme après opération, a entre autres publié un livre :"Changer de sexe" Un livre de Stéphanie Nicot et Alexandra Augst-Merelle, publié aux éditions "Le Cavalier Bleu" (2). Elle a fait la "Une" des journaux en s'étant mariée, bien que devenue femme, avec une femme. Ce mariage lesbien n'a été possible que parce que l'Etat lui a refusé son changement de sexe (3), et qu'elle est restée "civilement" homme.

Elle est par ailleurs la directrice artistique de "Imaginales" , festival des mondes imaginaires (http://www.imaginales.fr/), qui a lieu chaque année à Epinal, la cité de l'image , pour promouvoir la littératude spécialisée (fantasy, thriller d'anticipation, fantastique, contes et légendes, roman historique, bit-lit).

(2) http://www.ant-france.eu/ta2-publications/ta2-publication-litterraires.html

(3) http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/05/a-nancy-un-homme-ne-femme-a-pu-epouser-sa-compagne_1532175_3224.html 

Certes, il ne s'agit pas pour moi de poursuivre sur le chemin du changement complet de sexe, qui passe par l'opération chirurgicale irréversible ...

Le psychiatre qui m'a entendue à 2 reprises m'a fait savoir que l'endocrinologue, selon la lettre qu'il lui avait écrite, ne comptait pas donner suite à ma demande : le psychiatre bluffait-il dans le but de guetter ma réaction, car je n'ai pas pu voir la lettre de l'endocrinologue en question ?

Plutôt que renoncer à cette consultation psychiatrique, quand bien même je n'en ressentais pas le bien-fondé, j'ai décidé de jouer le jeu, de façon à voir comment le psychiatre allait aborder la problématique, quelles questions il allait me poser et s'il me ferait part de ses conclusions, et si oui, quelles étaient-elles ?

J'ai été amenée à lui décrire de façon synthétique mon itinéraire dans la vie, d'enfant, d'adolescent et d'adulte, d'homme et de mari, les circonstances dans lesquelles masculinité et féminité se sont emmêlées en moi : lors de la première séance, le psychiatre m'a demandé pourquoi je n'étais pas venue en "femme".

Je n'avais pas répondu sur le coup, mais je savais en mon for intérieur pourquoi j'avais fait le choix de rester en "homme" : en effet, j'avais lu ici ou là, cherchant à me préparer à cette 1ère consultation et m'informant sur ce qui fait pencher la balance du côté "homme" et du côté "femme" lors de telles consultations, que nombre de personnes, s'affirmant transgenres, sur-évaluaient, voire déformaient, leur réalité, en inventant dans leur passé de fausses circonstances de recherche de féminisation, comme porter les sous-vêtements de leur mère, ou bien exagérer leur apparence féminine, par la gestuelle notamment.

Je n'ai pas voulu "tomber dans le panneau", à tort ou à raison, et suis donc venue en "homme" la 1ère fois ... mais la 2ème fois, j'ai décidé de venir en "femme", en affinant tenue et maquillage, à tel point que le psychiatre a cru avoir affaire à une femme, m'a dit d'ailleurs"Bonjour Madame", et n'a réalisé la situation qu'une fois avoir lu, sur mon dossier affiché sur son écran, ce qui y était écrit, à savoir "Monsieur" ... !!!

Voilà la tenue que j'avais choisie pour me rendre à cette 2ème consultation :

S-Veranda_V1.jpg

Le psychiatre m'a alors dit, de bonne foi me semble-t-il, que je donnais bien une impression féminine, ensuite que je ne semblais atteinte d'aucun déséquilibre psychique, et qu'enfin il considérait qu'il ne voyait pas de contre-indication qui soit d'ordre psychique à ce que je suive un traitement hormonal.

Je vais donc prendre à nouveau rendez-vous avec l'endocrinologue, qui, par ailleurs, faisait état, dans la même lettre précitée que me rapportait le psychiâtre, des risques d'un traitement hormonal (cela l'endocrinologue me l'avait dit de vive voix) : j'ai alors fait part au psychiatre que, de ma connaissance à ce jour, les risques concernent d'une part les accidents cardio-vasculaires et d'autre part le développement de tumeur cancéreuse dans les seins, et que, par conséquent, j'étais évidemment prête à effectuer tous les contrôles et respecter tous les suivis médicaux permettant de prévenir à temps et donc d'éviter de tels problèmes de santé.

Je suis maintenant tendue à la façon dont l'endocrinologue va assumer sa responsabilité, qu'il a, dans un 1er temps, déléguée au psychiatre, m'affirmant que son rôle ne consistait qu'à appliquer l'avis de ce dernier ...

Sera-t-il de bonne foi ? (à suivre) ...

Sophya.

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 17:25
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That is the question "2012 est bissextile : sera-t-elle bissexuelle ?"

Si oui, j’ai une proposition : chaque année bissextile, le 29 février sera le jour de la Bissexualité !

Voilà une perspective qui ferait jaillir plein de feux d’artifice, et qui allumerait dans les corps et dans les âmes l’exploration de nouveaux rivages et horizons, déjà visités par certaines et certains d’entre vous, mais souvent restés inconnus pour bien d’autres !

En vous laissant découvrir cette carte de Vœu, je vous invite en 2012 à un voyage "spécial", en vous souhaitant à la fois sérénité et folies, pour vous et les êtres qui vous sont chers,
Fidèle que je veux rester à mon goût immodéré de la transgression, de l’irrévérence et de l’humour …

Bonne année, que j’espère partager avec vous dans la découverte de mes dessins humoristiques sur le BDSM !!!

Ma dernière Maîtresse C. m'a inspiré ce dessin, qui fait partie de mon exposition :

20 Domina NouvelAn

Sophya.

Communauté : Paris Capitale des Rencontres
Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 12:54
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Les Soirées de Prisca (3eme sexe) dédiées aux travesties "débutantes ou confirmées", à leurs admiratrices et admirateurs

 

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1- Les Après-midi coquines du Samedi : au Hammam du Lys (8, rue Le Regrattier - 75004 Paris) - Métro Pont Marie (ligne 7) : Esprit "toutes tendances" (couples bi, H ou F bi et travestis).

    ann13420120109101734.jpg


Le samedi 4 février 2012 à partir de 13h30 :

Après-midi libertine au club du Lys de 13H30 à 20h.

Tarifs ( Bar ouvert : consos entre 5 et 8€) :

- Hommes seuls : 24€ / Travestis et femmes seules : 20€ / Couples : 20€

Thé ou café à volonté

- serviette pour les garçons qui veulent profiter du hammam (facultatif), à leur convenance

- pour les filles (peignoir, talons, nuisette ou tenue légère conseillée).

Le hammam (bain de vapeur) sera en fonction toute l'après-midi.

Le reste du club reste "frais".

Casiers individuels ou vestiaire à disposition.

Infos complémentaires (photos ...) en page d'accueil du site des soirées de Prisca.

2- Les soirées de Prisca se dérouleront tous les 3èmes Jeudi du mois

Le 16 février 2012 à partir de 19h30 : au Lys en l'Isle

LA SOIREE DES COQUINES : à partir de 19h30 (fermeture du club à 3h45 du matin)
Participation 25 € par personne (buffet une boisson et le vestaire inclus) Boissons sup. 5 € (soft), 6 € (vin), 8 € (bière, redbull) et 10 € (autres) ...
Avec DjNat (programmation musicale & animations) et toute l'équipe des soirées de Prisca : Au Lys en l'Isle (8, rue Le Regrattier - 75004 Paris) - Métro Pont Marie (ligne 7) (Île Saint Louis) et ses 230m² de caves voutées (bars, vestiaire, accueil, dancefloor, espace détente, salons privés, TV, coins câlins, backroom ...).

3- Les soirées "Fantasmes et soumissions" de Prisca se déroulent le dernier samedi du mois :  Soirée Libertine à thème autour du SM et du FETICHISME 

28Janvier.jpg

Le samedi 28 Janvier 2012 à partir de 20h00 (jusqu'à 3h30 du matin) :

BUFFET-TRAITEUR OFFERT

Mesdames à l'occasion de cette soirée mettez en scène un fantasme ou un scénario coquin.

Faites-nous art de vos idées ou suggestions par mail : nous vous répondrons.

Tarifs :

Couples 45 € / Hommes seuls 45 € / Femmes seules 25 € / Travestis 25 € (1 conso offerte, vestiaire inclus).

Au Lys en l'Isle (8, rue le Regattier - 75004 Paris) dans l'île Saint Louis / M° Pont Marie (ligne 7) :

230m² de caves voutées (anciens vestiges des cachots de Notre Dame).

TENUES SOUHAITEES : cuir, vinyl, latex, le haut et ou le bas (mini short, mini jupe..) uniforme (infirmière, soumise, dominatrice , ultra-sex...)ou tenue noire, travestis Hommes ou femmes nus (es) avec collier bienvenus (es).

Vous pouvez venir en "tenue de ville" et vous changer sur place (salle de bains)

Photos des dernières soirées à la rubrique Infos soirées en page d'accueil du site des soirées de Prisca.

La prochaine soirée aura lieu : le samedi 18 février.

4- Soirée spéciale anniversaire des 3 ans des soirées de Prisca :

Le 25 Février 2012 à partir de 20h30

(fermeture du club à 4h du matin).

Couples, H, F BI et lesbiennes bienvenus.

Participation 25€ par personne (buffet une boisson et le vestiaire inclus).

Boissons sup. 6€ (soft), 5€ (vin), 8€ (bière, redbull) et 10€ (autres)

avec DjNat aux manettes et toute l'équipe des soirées de Prisca.

Au Lys en l'Isle (8, rue le Regattier - 75004 Paris) dans l'île Saint Louis / M° Pont Marie (ligne 7)

et ses 230m² de caves voutées (bar licence IV) :

- au rdc, salons coquins, backroom, espace tv, dancefloor ...

- au sous sol Concept : bar-buffet /ambiance clubbing (musique généraliste) / animations / sexe & rencontres.

Photos des dernières soirées de prisca à la rubrique infos soirées

5- Trouver un hôtel "bon marché" à l'occasion des soirées de Prisca : le Sully Hôtel.

L'accueil n'est pas spécialement "chaleureux", mais nous sommes "les bienvenues". La particularité de cet hôtel est de proposer des grandes chambres (4 personnes) : Prix : 94€ (23,50€ par personne).

Pour celles qui sont intéressées, merci de m'envoyer un petit mail et je vous mettrai en contact.

Sully Hôtel 48 rue Saint Antoine - 75004 Paris (01 42 78 49 32) : www.sullyhotelparis.com - sullyhotel@orange.fr

- Le réseau Noctilien : C'est 47 lignes de bus qui circulent de 0h30 à 5h30 du matin autour de 5 correspondances : Chatelet, Montparnasse, Gare de l'Est, Gare Saint Lazare et Gare de Lyon. Renseignez-vous. Infos sur www.noctilien.fr

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Amusez-vous bien ...

Sophya

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 12:40
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Sous le nom d'artiste REG, j’ai créé 47 dessins humoristiques sur le BDSM,

illustrant 6 thèmes :

BDSM / Dominas / Soumis(e) / 3ème sexe / Sexe, Fist-Fucking et Sextoys / Uro.

TitreG-Cadre.JPG


Ces dessins sur le BDSM et ses pratiques charnelles associées se caractérisent par une inspiration thématique et un style graphique qui transgressent résolument les valeurs "socialement" correctes touchant au pouvoir, aux relations homme/femme, à la destinée humaine et à la foi religieuse.

   Titre-BDSM.jpgTitre DominaTitre Soumis

Titre-S3Sexe.jpgTitre-Sexe.jpgTitre Uro

Ces dessins sont disponibles sous forme de 2 carnets reliés de format 14,8 x 21 :

-         le 1er avec 27 dessins sur 2 thèmes : BDSM / Dominas, au prix de 8 €

-         - le 2ème avec 21 dessins sur 4 thèmes : Soumis(e) / 3ème sexe / Sexe, Fist Fucking et sextoys / Uro au prix de 7 €

-         NB : Les 2 carnets sont vendus ensemble au prix de 10 €.

J’ai rassemblé tous ces dessins dans une exposition « BD, BDSM, Humour : Desseins noirs pour Nuits blanches », présentée en sous-verres 21 x 29,7 qui sont également disponibles et vendus séparément au prix de 10 € l’unité.

Vous pouvez me proposer des lieux et/ou des évènements

où cette exposition peut être accueillie :

Je suis intéressée.

L'ensemble de mon oeuvre a été déposée à la Société des Gens De Lettre, et enregistrée sous le n° 2011-11-0021 sous mon nom d'artiste REG.

Pour me contacter :

Sophya REG

Email : sophya_tv@hotmail.com

Site : sophya.over-blog.net

 

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 16:05
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CV ou CV : Curriculum Vitae ou Carte de Visite d'une transgenre ... ou ... comment est Sophya "recto et verso" ?

Il faut parfois savoir "faire court",

et un recto-verso (sans jeu de mots !) en dit plus qu'un grand discours :

 

Portrait-LoireCV RectoGdFormat

 

Je réside désormais en Charente Maritime, entre Royan, Marennes et Saintes.

Pour me joindre : Email

Bises, Sophya

 

 

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 20:37
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Art Eros Sexe - L'obsession de la femme et l'érotisme dans le mouvement surréaliste : peintures et dessins (suite inattendue) :

 

Qui eût dit que, m'étant retirée de la vie active à quelques encâblures de Royan en Charente Maritime et bien éloignée désormais de l'agitation parisienne, j'aurais été mise en contact avec l'oeuvre d'une artiste peintre, vivant encore à Royan à l'âge respectable de 93 ans, qui a participé au mouvement surréaliste, dans son obsession de la femme et de l'érotisme, partagé son inspiration onirique et côtoyé André Breton ?

 

«Vous êtes une surréaliste non orthodoxe ! » Le compliment - car c'en est un - vient d'André Breton et s'adresse à Colette Enard, peintre bordelaise originaire de la région royannaise. Nous sommes dans les années 1963-1964.

 

Colette Enard, peintre charentaise dont les œuvres au milieu du 20ème siècle commencent à intéresser le microcosme artistique régional, devient amie avec le peintre surréaliste bordelais Pierre Molinier (un article lui est consacré ici sur mon blog), et elle rencontre enfin André Breton, cette figure emblématique du surréalisme en France, pour lui présenter quelques-unes de ses toiles.

 

Des toiles qui vont étonner l'auteur de « Nadja », non par leur thème mais plutôt par la technique de l'artiste qui utilise une peinture à l'huile très épaisse donnant un relief à ses œuvres.

 

Quel extraordinaire évènement : Colette Enard, née en 1918 et qui vit aujourd'hui à Royan, voit au Musée de Royan une exposition consacrée à l'ensemble de son œuvre, une œuvre éclectique, surréaliste et figurative, commencée au début des années 1950 pour s'achever en 1964.

 

C'est une rétrospective complète qui est proposée au visiteur.

 

Ayant toujours voulu être peintre, elle suit la formation de l'École des Beaux-Arts de Bordeaux puis se rend à Paris qu'elle quitte pendant la guerre. Elle peint alors de nombreux portraits et réalise quelques commandes.

 

Dans les années 50, elle part en Australie qui demande alors beaucoup d'émigrants. Ce voyage sera incompris. A la suite de traumatismes familiaux, elle subit les séquelles d'essais thérapeutiques encore tâtonnants et se sent psychologiquement diminuée.

 

La peinture lui permet de refaire surface. Elle expose à Royan, chez son ami céramiste Cécile Midas, puis partout en France et à l'étranger.

 

On commence cet itinéraire artistique par le commencement. Par des huiles sur toiles des années 1930 et 1940 : des œuvres de jeunesse figuratives, bien structurées, dans lesquelles on sent la forte personnalité de cette jeune femme qui vient de terminer les Beaux-arts de Paris après ceux de Bordeaux.

 

Ses portraits académiques sont sombres, un peu mélancoliques et signés Enard Perez, son nom de femme mariée.

 

Elle change radicalement de style au début des années 50 : gouaches noires sur papier blanc pour des ébauches surréalistes où l'on devine derrière une évidente rupture, des idées sombres nées à la suite d'événements familiaux que l'on suppose vécus comme des tragédies.

 

« Deux coeurs à l'oiseau et à la pendule » :

 

 

Deux-coeurs-a-l-oiseau-et-a-la-pendule.jpg

 

Certaines de ces gouaches sont reprises en huiles sur toile. Transparaissent l'enfermement, l'oppression mais aussi la réflexion sur le corps, qu'il soit humain ou animal. Des insectes semblent hanter son travail.  

 

 Arrivent, ensuite et enfin, comme un rayon de soleil, les couleurs arrivent enfin dans une peinture plus apaisée de la fin des années 50 :

 

« Rencontres»

 

Rencontres.jpg

 

Puis des portraits de femmes ...

« Sainte-Agathe » où les seins coupés sont remplacés par des citrons :

 

     Ste Agathe

« La femme cactus » :

 

Femme-Cactus.jpg

 « La femme bleue » :

 

Femme bleue

 

« L'accouchement » :

 

Accouchement

 

 

« La robe » :

 

La Robe-copie-1

 

 « Voir ailleurs » :


Voir Ailleurs

 

« Dames prenant le thé » :

 

    Annonciation.jpg

 

Puis ce sont des évocations :

« Le psychiatre aux électrodes »   :

 

  Psychiatre-aux-electrodes.jpg

 

 

« Mithridate » :

 

Mithridate

 

  « Polichinelle » :

 

Polichinelle.jpg

 

et des animaux hybrides mystérieux, des natures mortes, construits avec une peinture épaisse qui donnent ce relief si particulier à la toile sans alourdir le trait.

 

Faute de moyens, Colette Enard posera définitivement ses pinceaux en 1964 pour se consacrer à la tapisserie à l'aiguille. Mais avant, elle va peindre une impressionnante série d'oiseaux morts, des paysages tourmentés, des femmes sirènes et des fleurs exotiques. « Toute sa vie d'artiste, Colette Enard a souffert d'un manque de renom », indique Claire Pépin, commissaire de l'exposition.

 

Cette exposition est une réponse à cette injustice.

 

Le vernissage est prévu pour le lundi 24 octobre, à 17 h 30, en présence de Colette Enard, au Musée de Royan, 31 avenue de Paris. Téléphone : 05 46 38 85 96.

J'y étais et j'ai pu saluer Colette Enard, lui faire part de ma reconnaissance pour ses oeuvres et obtenir en retour ce carton dédicacé :

 

Musee-RectoVerso.jpg

Bonne visite, virtuelle ou ... réelle (dans ce cas, venez me faire un coucou !),

Sophya.

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Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 15:52
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L’exposition de mes dessins humoristiques sur le thème du BDSM aura-t-elle lieu : 

rêve éternel ou réalité en perspective ? 

Porte ouverte sur un rêve que je caresse depuis quelque temps, cette exposition serait en fait le creuset de multiples trajectoires que j’ai parcourues depuis mon enfance, faites de repères aussi éloignés et extrêmes l’un à l’autre que peuvent être d’un côté le buste de Sénèque reproduit au fusain et de l’autre mes fesses de soumise rougies par le martinet !!!

1er repère : « le buste de Sénèque » … 

Jeune disciple de mon père, instituteur «hussard noir de la République» des années 50, qui fut, tout au long de mon passage à l’école primaire de l’âge de 3 ans à 11 ans, mon seul maître (sans jeu de mots !),  j’ai été initié au dessin par lui, bien qu’il n’ait aucune formation ni maîtrise artistique …

  Un enfant encore garçon, prénommé R..., initié au dessin 

 C’était pour lui un « devoir » que de former ses élèves à toutes les disciplines qui peuvent contribuer à leur transmettre des valeurs, à leur forger leur propre personnalité et à acquérir une citoyenneté responsable et éclairée : en matière de dessin, mon père s’est appuyé sur les pédagogies lues ici ou là, qui permettaient de poser les règles de base du dessin (observation et compréhension des proportions, représentation des perspectives, des ombres et lumières, des matières, restitution des couleurs, manipulation des gouaches,…).

Voilà ce qui m’a inculqué de façon indélébile la maîtrise des volumes et des formes, ce que je n’ai pas pu approfondir dans une expression artistique personnelle, faute de temps du fait de mes études, mais j’ai gardé ainsi la capacité de dessiner rapidement et de façon « juste » un paysage, des personnages et plus généralement des mises en scène.

Ainsi fils d’un père instituteur à la fois exigeant et fier de former son propre fils, et d’une mère italienne possessive, est-ce le creuset d’un tempérament docile qui m’a conduit vers le monde du BDSM et de la transgression des sens ?

    … qui a développé un tempérament artiste paradoxalement à la fois docile et rebelle ! 

Cette aptitude à dessiner « vite et bien » (quel orgueil !), je l’ai déployée au cours de mon activité professionnelle, en saisissant des situations vécues lors de sessions de formation et de réunions de service, et y trouvant, dans les moments critiques où une discussion s’arc-boute sur une opposition de personnes, qu’elles soient présentes ou non, où un sujet peut être traités avec humour, mais à condition d'en déplacer totalement le contexte, les personnages et la situation mis en scène dans le dessin.

Le dessin et les formes, la sexualité et les corps (j’aime beaucoup les spectacles de danse, notamment modernes genre « Pina Bausch »), forment alors un tout où R... abandonne facilement son corps (délibérément « analement passif ») et sa volonté (délibérément « soumise ») à des partenaires, certes plus intéressés à satisfaire « vite fait bien fait » leurs plaisirs sexuels instantanés, mais où il trouve dans les situations d’exhibitions la substance de situations originales, où il se découvre (au sens propre comme au sens figuré), et observe comment ces situations se créent et évoluent, avec quel genre de partenaire et dans quel contexte. 

2ème repère : R... attirée par Sophya … 

Pour R..., être Sophya c’est se sentir « femme », et donc pouvoir enfin abandonner ce que la société impose à « l’homme » d’être « viril », de paraître « viril » et de faire ce qui est « viril », être Sophya, c’est mieux révéler la relation des corps dans la durée, la complicité, le raffinement et la subtilité des sentiments et des émotions … 

… et le tempérament résolument soumis de R... a besoin de Sophya pour permettre à son mental, de façon fusionnelle avec son histoire passée, de révéler à part entière sa féminité latente : je ne suis pas « soumise » parce que je me sens « femme », je suis ET « femme » Et « soumise » (mais absolument pas "soumise" parce que "femme" !!!). 

  ... cherchant à devenir "femme" ...

Sophya est prête à explorer des rivages nouveaux, tout en y apportant déjà l’imagination un peu déraisonnable du tempérament d’artiste de R..., qui contraste, seulement en apparence, avec sa formation scientifique et son activité professionnelle dans le domaine des sciences et des technologies. 

R... n’a pas de gestes féminins de "folle", quand il est homme (non pas parce qu’il se surveillerait, mais parce que cela se trouve naturellement comme ça), il reste d’une sensibilité extrême, mais celle-ci, de par sa reconnaissance sociale avouée et reconnue d’artiste, partout où Rémy évolue, n’introduit jamais de « moqueries » de la part des autres ! 

Sophya n’est pas un homme, car elle ne revendique rien de ce qui serait « normalement » attribué à lui, et s’accommode fort bien de son corps «aux formes fémininement acceptables» comme de sa peau plutôt douce et à la pilosité peu développée, même si la tentation d’un traitement hormonal féminisant reste irrésistible. 

… dans une transformation où affirmation de ma transidentité co-existe avec transgressivité !

Ma démarche reste celle qui guide depuis longtemps le déclic de mes inspirations : trouver, sur le BDSM (1), des sujets pouvant être traités avec humour, mais à condition d'en déplacer totalement le contexte, les personnages et la situation mis en scène dans le dessin.

 

Ce « déplacement » est le ressort fondamental et indispensable de mon inspiration :

Vous apprendrez, sans surprise, que ces contextes, personnages et situations font appel aux "fondamentaux" de la question humaine, que sont entre autres : le pouvoir, et ses déclinaisons que sont l'organisation sociale, la hiérarchie, la liberté, la guerre ..., le sexe avec les relations et équilibres/déséquilibres homme-femme, ses "transports" et ses interrogations ..., l'origine et la destinée de l' "homme-être humain", le sens de la vie et de la mort, le bonheur, l'amour, le progrès, ... et enfin la seule réponse que l’homme a trouvée, faute de certitudes sur ces aspects transcendentaux, la foi en un monde idéal, sinon meilleur, que cette foi soit agnostique, athéiste ou théiste ...

Avant que vous ne visitiez mon exposition, qui passera par Paris, Sète et ailleurs (je suis ouverte à vos propositions d'autres lieux et dates), voilà comment la religion chrétienne (2) peut-être le "prétexte" de 3 dessins touchant au BDSM (le rapprochement n'est-il pas en lui-même déjà transgressif, quand on pense à l'agitation qu'ont provoquée les caricatures de Mahomet ...) :

 

- le BDSM et le Kamasutra

    5 BDSM Kamasutra
- Soumission et Crucifixion

    4 BDSM INRI


- Le baptême de Jésus par Jean-Baptiste

    45 Uro BaptemeJC

(1)
car le BDSM n'a aucune raison d'être moins sujet à humour, ironie et dérision que tout autre théme de société. Il pourrait en être de même sur tout autre thème de société, ce dont je ne me prive pas dans d'autres tribunes et vis-à-vis d'autres publics ...
(2) Ce qui va sans dire va mieux en le disant :en utilisant la religion chrétienne comme "levier" de cette transposition humoristique, je ne cherche pas à me moquer de la foi religieuse, que je considère tout à fait respectable en tant qu'attitude de l' "homme-être humain", et je n'ai par conséquent aucunement l'intention de blesser celles et ceux qui croient en un Dieu, fût-il ici chrétien, ailleurs musulman ou autre ...

 

Je vous informerai régulièrement sur les lieux et dates de mon exposition, qui comportera 45 dessins, répartis en 6 sous-thèmes : BDSM / Dominatrices / Soumises et soumis / Urolagnie / 3ème sexe.

 

A bientôt, Sophya.

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 15:48
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Frappant, non ?

 

Consultant divers articles de mon blog, à la recherche de ce que j'ai pu écrire sur ma façon de percevoir le BDSM de façon humoristique, et sur les traductions en dessins que j'en ai faites,

 

je découvre 2 photos de Sophya prises par mon épouse D. qui m'ont frappée par le changement qui me semble s'en exprimer.

 

S-accroupie_jardinV2.jpgS-Jardin Accroupie-recadr

 

Notez que le cadre des 2 photos est très semblable, celui de notre jardin, et qu'elles ont été faites à seulement quelques mois d'intervalle, la plus récente (en tailleur orange) révèlant cependant ma vie plus paisible permanente en Charente Maritime, alors que la plus ancienne laisse encore entrevoir la tension résultant de ma vie tiraillée entre mon lieu de travail en région parisienne et ma résidence en Charente Maritime.

 

Qu'en pensez-vous ?
Sophya.

 

Communauté : Paris Capitale des Rencontres
Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 20:54
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Depuis mon havre charentais, je suis désormais très éloignée des animations parisiennes, et notamment celles qui y agitent la communauté BDSM. De plus, comme je l'ai relaté dans un de mes récents articles, cette distance géographique a eu aussi comme effet inattendu (bénéfique ?) de me permettre de prendre un recul d'ordre conceptuel avec le monde BDSM et de le resituer tout simplement au sein de l' "école de la vie", faite d'écoute, de tolérance, de respect, de sincérité, de convivialité et de solidarité ...

 

Certes j'ai toujours gardé un contact avec ce monde BDSM, ne serait-ce qu'en restant connectée à ses divers réseaux d'information, et de façon bien plus limitée, en étant en contact avec quelques relations qui y "sévissent".

 

C'est le cas de Leïa Dominatrice, qui, bien que ne l'ayant rencontrée qu'une seule fois lors d'un vernissage d'une exposition de photos qu'elle avait organisée en mai 2010 au Kata bar à Paris, m'a impressionnée par son propos dénué d'artifices et son abord tout empreint d'élégance (1).

 

Voilà pourquoi, comme je le fais déjà sur mon blog pour les Soirées de Prisca, je vous propose de relayer l'annonce des rencontres que Leïa organise 2 fois par mois, et qu'elle a appelés gentiment "Le Boudoir de Leïa" :

 

Bienvenus au Boudoir du 21 septembre !

 

boudoir21septembre

Chères Amies, chers soumis,

C'était la rentrée de nos petits bambins cette semaine, Grand Jour tant craint et attendu !Et le 21 Septembre, c'est la rentrée des Grands Enfants que nous sommes !

 

Bienvenus au Boudoir du 21 Septembre !

 

préparez vos cartables remplis de vos jouets préférés...  

 

 

… Pour que le Mercredi devienne le jour des enfants… du BDSM !

 

 

Mes amies dominatrices et moi-même Vous proposons de nous retrouver une nouvelle fois à

Cris et Chuchotements

Pour partagez nos récréations favorites.

Amusements polissons et piquants de rigueur

Pour les grands enfants qui ne perdront jamais le plaisir du Jeu.

Rendez-vous donc dès 17h et jusqu'à 21h à nos espiègles garnements !

 

 

 

 

 

Informations :

Les Boudoirs de Leïa les 2èmes et 4èmes mercredis de chaque mois ont lieu à :

Cris et Chuchotements (de 17h à 21h) au 9, rue Truffaut Paris 17ème.

Métro : Place de Clichy ou Rome

 

Couples : 30 € / Femme seule : invitée

Homme de talent : 50 €

Renouvellement : 10 €

 

Les tenues fétichistes sont les bienvenues, cuir, vinyle ou latex, mais aussi soie, velours ou belles étoffes de votre goût, ainsi que les tenues de soirée raffinées, une tenue noire minimum peut être tolérée.

 

 

Je vous y souhaite bien des délires ...

 

Serai-je un jour à nouveau prise dans les rets du BDSM ?

Sophya.

 

_____________________________________________________________________________________________

(1) Car Leïa n’est pas que Dominatrice … : Léïa est Artiste, shibariste et réalisatrice

 

Ecoutons-la se présenter sur son site dédié à l'art :

 

""Créant décors, costumes et maquillages jusqu'aux travestissements, je suis le démiurge de ce petit monde.

Caméléon, je joue des apparences, me transforme au gré de mes envies, des plus classiques aux plus extravagantes.

 

Robes longues fendues, cuir, vinyle ou queue de pie, je suis résolument multiple.

 

Principalement passionnée de bondage, de suspension et de tout ce qui touche aux déformations corporelles, je suis adepte de tout ce qui relève des pratiques extrêmes. 

 

Mon intérêt à développer un art érotique vivant, où le corps humain devient peu à peu matière première façonnable et transformable, m'amène à lier l'art et l'univers du SM, essentiellement par la photo et des films.

 

Ce site est un des portails de mon univers et ne demande qu’à s’enrichir de vos diversités.

 

Bienvenue donc aux esthètes, aux explorateurs, aux curieux, aux artistes et aux amoureux des relations humaines, à la recherche de relations affinitaires et consensuelles.""

 

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 14:15
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Qu'est ce que l'ABC : L'ABC (Association Beaumont Continental) est une association d'entraide et de soutien pour transgenres.

 

Vous êtes concerné par la transidentité, vous vous considérez comme travesti, transsexuel, ou... quelque part ailleurs entre ces deux "cases", vous appartenez à la "communauté transgenre", ...

... alors vous pouvez devenir membre de l'ABC.

 

La participation des compagnes et épouses de transgenres est également vivement souhaitée.

 

Visitez le site de l'ABC : http://www.abcfr.org/ ! Vous y trouverez une présentation de l'association, des informations sur l'adhésion, notre organisation régionale, ainsi que l'agenda général de l'ABC.

 

 

Un autre départ pour Sophya, vers sa transidentité : 

  

2 avril 2010, encore un autre départ pour Sophya dans sa nouvelle région de résidence , la Charente Maritime : le dîner ABC organisé par Marie, animatrice de la section régionale, a rassemblé les transgenres de Poitou-Charentes et Pays de Loire, accompagnées de leurs compagnes et épouses.

 

Mon épouse D. m'y a accompagnée : c'était la 1ère fois pour D., qui n'avait auparavant jamais passé une soirée avec des personnes éprises de transidentité autres que moi ... Elle m'a d'ailleurs prise en photo, à la maison avant de partir puis à l'arrivée :

 

 

S-AssiseSalon Vu5-red 

S-Jardin Accroupie-recadr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous étions entre nous, dans une salle séparée du reste du restaurant, contrairement à ce que j'avais vécu lors de ces mêmes dîners ABC à Paris, où nos tables se trouvaient parmi toutes les autres, occupées par la clientèle "normale" (sic !).

 

Seules nos allées et venues pendant le dîner (nous transgenres avons aussi de temps en temps besoin de nous refaire une beauté ... ou de satisfaire d'autres préoccupations) nous faisaient traverser la salle centrale du restaurant.

 

J'ai voulu, au détour d'une retouche de maquillage, mieux connaître l'ambiance générale du restaurant, mais, comme je m'en suis déjà expliquée et que je pense que c'est la plus saine démarche pour une transgenre au milieu du monde, je n'ai pas "déformé" mon comportement comme si je me sentais différente, et au contraire je n'ai pensé qu'à mon but, trouver les tolettes, et surtout un miroir ...

 

Lors de cette soirée, D. et moi avons fait connaissance (entre autres) de Marie et de son épouse (j'étais assise à la droite de D., mais juste à la gauche de Marie, en coin de la table, ce qui nous permettait de converser directement et facilement avec Marie et son épouse, toutes deux dont la douceur, la gentillesse et la disponibilité ne peuvent pas laisser indifférentes.
 
Nous avons ainsi pu découvrir la "trajectoire" de Marie ... et l' "aventure" de son couple.
 
D. était assise directement à la droite d'une des épouses présentes, I., et aux côtés de sa compagne transgenre M.C., avec qui elle a beaucoup discuté de son côté, et elle s'est trouvée très à l'aise, sentiment qui, à l'idée de cette première rencontre, était une inconnue pour D. qui appréhendait un peu cette "première".

 

D. comme moi n'avons pas eu besoin de nous raccrocher l'une à l'autre pour trouver notre place dans l'ambiance de la rencontre.

Bref, la soirée fut très sympathique, fort différente de celles "équivalentes" à Paris, de par une impression de convivialité naturelle partagée par l'ensemble des participantes, certes facilitée par notre nombre limité, mais soutenue sans aucun doute par l'impulsion communicative et communicante de Marie, et celle non moindre de son épouse.

Anecdote : nous avons pris au retour l'autoroute de St Jean d'Y à Saintes, et il y avait à la sortie de l'échangeur de Saintes un "comité d'accueil" de la gendarmerie nationale, qui m'a invitée (je conduisais et étais Sophya !) à jouer un air soutenu avec un "ballon", dont le bilan fut, à ma grande surpise (j'avais peu bu d'alcool, mais bu quand même 1 apéritif et 2 demi-verres de vin !), égal à zéro ...

Je vous passe la question qui m'a été posée par un des gendarmes à la vue de mon permis de conduire : "J'ai affaire à Madame ou à Monsieur ?") !

Ainsi donc in fine la perfection sur toute la ligne ...

 

Au prochain dîner ABC sans doute !

Sophya

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 12:39
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Qu'est ce que l'ABC : L'ABC (Association Beaumont Continental) est une association d'entraide et de soutien pour transgenres.

 

Vous êtes concerné par la transidentité, vous vous considérez comme travesti, transsexuel, ou... quelque part ailleurs entre ces deux "cases", vous appartenez à la "communauté transgenre", ...

... alors vous pouvez devenir membre de l'ABC.

 

La participation des compagnes et épouses de transgenres est également vivement souhaitée.

 

Visitez le site de l'ABC : http://www.abcfr.org/ ! Vous y trouverez une présentation de l'association, des informations sur l'adhésion, notre organisation régionale, ainsi que l'agenda général de l'ABC.

 

 

 

Un autre départ pour Sophya, vers sa transidentité : 

  

Mars 2010, encore un autre départ pour Sophya dans sa nouvelle région de résidence , la Charente Maritime : le temps, qui m’appartient désormais dans sa totalité, dans cette région que je commence seulement à découvrir, me donne l'occasion de participer à ce dîner ABC le samedi 2 avril prochain, qui rassemble les transgenres de Poitou-Charentes et Pays de Loire.

 

Et surtout, mon épouse D. m'y accompagnera : certes D. est déjà sortie avec moi Sophya en ville, y compris dans un restaurant, mais D. n'a jamais passé une soirée avec des personnes éprises de transidentité autres que moi ...

 

Du temps encore récent entre 2005 et 2010 où je participais régulièrement à "La Table de Clotilde", organisée chaque mois par Clotilde, en liaison avec la section ABC d'Île de France, j'appréciais ces occasions de bavarder avec nombre de consoeurs le temps d'un dîner, au café-brasserie "L'Absinthe" à Paris.

 

Comme notre table, certes conséquente de plus de 20 consoeurs éprises de transidentité, était placée au milieu de la salle, il arrivait souvent que nous engagions la conversation avec des voisines et voisins "normaux", qui découvraient de façon inattendue non seulement un contact direct avec notre communauté, mais aussi l'occasion de s'apercevoir que nous nous comportions comme des clientes "normales" avec des sujets de conversation "normaux".

 

Tout cela pour dire que la "normalité" n'a qu'un sens relatif, et que si on l'élargit au genre humain dans sa diversité et ses différences, y compris ses différences de genres, la communauté transgenre, éprise de transidentité, fait intégralement partie de cette "normalité", justement parce qu'elle ne veut pas vivre comme une communauté à part, se refermant sur elle-même.

 

Il semble, par ouïe dire, qu'au contraire lors du prochain dîner de l'ABC à Niort, nous soyons entre nous, dans une salle séparée du reste du restaurant.

 

J'attends cependant que ce dîner ait eu lieu et que je puisse voir de moi-même comment se traduit cet "isolement" dans l'ambiance globale du restaurant, avant de m'exprimer : comment se passent nos allées et venues pendant le dîner (nous transgenres avons aussi de temps en temps besoin de nous refaire une beauté ...) ? Comment pouvons-nous aller dans la salle générale, où sont les autres convives "normaux", pour y demander ceci ou cela ?

 

A suivre ...

Sophya.

 

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 18:51
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Notre consoeur Prisca vient de créer "LA BOUTIQUE DE LA PERRUQUE" sur son site des Soirées de Prisca où sont proposés :

90 modèles de perruques (courtes, mi-longues et longues) !

Prix de 28 à 35€ (en stock et livrable sous 4 jours).

 

Cela me donne l'occasion de vous informer que ma coiffure actuelle a été choisie sur un stand au Salon de l'érotisme de Bordeaux début 2010, à l'initiative de mon épouse D. et avec ses conseils éclairés :

 

Sophya CoiffureGdPlan

 

Je lui en suis reconnaissante, car ce geste témoigne d'une complicité grandissante, gage de notre amour réciproque qui se renforce de jour en jour, malgré et avec l'évolution de Sophya au sein de notre couple.

 

Merci D., je t'embrasse bien tendrement,

Sophya

 

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 17:45
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Un nouveau départ pour Sophya, vers quelle transidentité ? 

  

Décembre 2010, un nouveau départ pour Sophya : le temps m’appartient désormais dans sa totalité, dans une nouvelle région que je commence seulement à découvrir, la Charente Maritime.

 

Sophya EntreArbres Allee Vue 1

 

Partager ma vie avec mon épouse D., accorder toute mon attention et mon affection à tous mes liens familiaux, comme papa et papy, et trouver entre temps les moments où Sophya vivra sa transidentité avec ses pensées et ses expressions, c'est à dire avec son tempérament féminin …

 
Car c'est D. qui m'a surprise lors d'un récent tour au centre commercial de Saintes, non seulement en me forçant la main pour que je profite des dernières soldes (une robe-tunique vert olive à manches courtes, un sous-pull moulant écru ras du cou et à manches longues et un foulard de soie chamarré rappelant les 2 tons de la tenue), mais aussi en m'annonçant : "Ce soir, je veux voir Sophya ainsi vêtue", et c'est dans cette ambiance que nous avons dîné et passé la soirée.
 
Je dois dire que, depuis que Sophya est arrivée ouvertement dans le couple et a, grâce à l'initiative et à la complicité de D., introduit entre nous 2 de nouvelles relations, qui, bien que transparentes n'en sont pas moins parfois ambigües, j'ai découvert une "autre" épouse, bien plus subtile que je l'eusse jamais soupçonnée, bien plus coquine aussi, mais bien plus déterminée et autoritaire (au bon sens du mot) !!!

 

Voilà de quoi prendre le temps d’apprécier les choses à leur juste mesure, sous leur nouvelle couleur !

 

Rien ne m’est acquis, en ne me fixant aucune obligation de poursuivre mes choix antérieurs, rien non plus ne m’est interdit, pour en prolonger certains ... avec l’envie, à travers déjà quelques idées précises, de trouver des voies originales, qui s’appuient sur des initiatives passées, qui, bien qu’ayant eu un certain retentissement, ont été laissées en friche par manque de temps !

 

Des rendez-vous par conséquent, que j’espère honorer …  avec dans les prochaines semaines une motivation inattendue, mais décisive, qui va me permettre de "rattraper" la taille de Sophya :

au moment où je ne m'y attendais pas, avec une invitation pour une rencontre SM privée, telle que désormais je compte rythmer cette partie de mes envies, ... c'est à dire de façon espacée dans le temps, et surtout avec des partenaires partageant avec moi une vision conviviale et décontractée. 

 

NB : Ces rencontres se font toujours au su de mon épouse D. que je préviens au préalable de tous mes contacts dès qu'ils évoluent de façon concrète, comme je la préviens de mes sorties en soirées fetish/SM.

 

Ainsi Sophya reste en écoute, toujours réceptive à ce que les transgressions socio-culturelles viennent attiser son tempérament de soumise !

 

NB : Mauvaise pioche et coup d'épée dans l'eau, résumons ainsi ma consultation de lundi chez une endocrinologue de ma région, que je consultais pour engager la 2ème phase féminisante de mon traitement hormonal, la 1ère, terminée, étant celle démasculinisante !

Jeune praticienne (ceci explique-t-il cela ?), cette endocrinologue m'a dit ne pas pouvoir prendre la décision de me prescrire un traitement hormonal féminisant, car, selon elle, c'est au-dessus de "ses compétences", cette décision devant relever d'un comité d'évaluation avec entre autres des représentant des disciplines psychiatriques (sic).
 
Bref, elle se range (et je crois bien que ça l'arrange ...), de bonne ou de mauvaise foi, du côté de l' "école officielle" qui veut absolument psychiatriser nos démarches transidentitaires, dépossédant de ce fait notre libre arbitre d'adulte.
 
Pour se donner bonne conscience, elle m'a donné les coordonnées d'un professeur à Bordeaux, qui, bien qu'en retraite de ses fonctions à l'hôpital, coordonne encore ce type de démarche.

... Mais je n'ai pas du tout envie d'aller me "soumettre" à un comité quelconque ...

 

A bientôt,

Sophya

 

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 12:37
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A la marge de mon coming-out : comment une amie fait connaissance de Sophya !

 

Ayant récemment cessé mon activité professionnelle en région parisienne et rejoint mon épouse dans notre résidence en Charente Maritime, j’avais pourtant décidé que je prendrais le temps de trouver mes marques avant de reprendre le « chemin de Sophya ».

 

Les évènements en ont voulu autrement.

 

M, amie d’enfance de mon épouse D., et son amie Da. (avec qui elle vit en couple) sont venues une semaine en villégiature à Royan et nous les avons invitées ce lundi soir à passer la soirée chez nous, en arrivant vers 17h, de façon à étrenner le jeu du « QUIZ classé X » …

 

Vers 16h, un SMS de M. : « Et si nous faisions une surprise à Da., et que ce soit Sophya qui nous accueille … ».

 

Voilà une initiative très attirante, mais qui bouscule d'une part mes plans différés dans le temps de « passage à Sophya » et d'autre part notre préparation du dîner, pour lequel j’étais chargée de l’entrée « Noix de Saint-Jacques au fromage de chèvre » (je fourmis la recette, délicieuse, sur simple demande) …

 

Le temps de demander à M. d’arriver 1 heure plus tard, j’entre en effervescence :

Certes j’ai mis de l’ordre dans la garde-robe de Sophya, qui a trouvé une place reconnue dans le dressing conjugal, après intenses discussions avec mon épouse D., car nos tailles de vêtements sont très différentes, et la crainte de D., maintenant dissipée, est que nos enfants, nos belles-filles surtout, les découvrent incidemment et s’interrogent sur la présence de tailles 38-40 !

Je peux donc rapidement retrouver corsage, jupe, bas, chaussures … et coiffure de Sophya.

… Mais d’autres affaires sont encore « dans les cartons » de mon récent déménagement : sous-vêtements, sac à main et trousse de maquillage.

 

Sophya prépare la peau de son visage avec une crème, et pendant que celle-ci sèche en pénétrant dans la peau, a le temps de vernir ses ongles de main, puis peut se maquiller : fond de teint, ombre à paupières, extenseur de cils et mascara, eyes liner, rouge à lèvres …

 

Les automatismes reviennent très vite, et mon affolement était inutile : je montre le « résultat » à mon épouse D., qui me trouve très bien.

 

Je peux reprendre mon rôle dans la préparation du dîner, il était temps car M. et Da. sonnent à la porte à 17h30, avec ½ heure d’avance sur le « programme » : j’étais montée au 1er étage, et quand mon épouse D. fait entrer nos invitées dans le vestibule, elle appelle : « Sophya, nos invitées sont arrivées !».

 

Mes talons claquent sur les marches en bois de l’escalier. M. ne m’avait vu qu’une seule fois en Sophya, mais en avait été informée par mon épouse D., et, me regardant descendre l’escalier, M. ne cache pas sur son visage sa satisfaction que les relations entre nos 2 couples franchissent ainsi une nouvelle étape de complicité et de transparence.

 

 

 

D’ailleurs, alors que je me promenais en voiture en Sophya, dans la ville où je résidais en région parisienne et où habitent aussi M. et Da., je m’étais arrêtée à la hauteur de M., qui, marquant un moment de surprise, avait apprécié cette « occasion » inopinée.

 

Da. esquisse immédiatement un sourire en me voyant descendre l’escalier ! Sans doute M. lui avait glissé quelques bribes qui, maintenant pour Da., prenaient corps (au sens figuré et … au sens propre !).

 

Nous nous installons et mon épouse D. tient à resituer le choix actuel de notre couple, qui, même s’il est fait désormais de complicité et d’affection, a demandé bien des conversations entre D. et moi, où l’une et l’autre se justifiaient dans leur propre vision, d’un côté une épouse découvrant après des dizaines d’années de mariage que son « mari » préférait être une « femme », de l’autre un homme poussant dans leurs retranchements ultimes ses envies de féminité.

 

Puis D. explique comment chacune a accepté de « comprendre » l’autre, et comment nous avons cherché, D. et moi, à construire sur ces nouvelles bases les lignes de force de notre couple actuel.

 

Le couple lesbien que constitue M. et Da. a rencontré des hésitations semblables, et le partage de nos expériences nous permet d’approfondir encore l’amitié qui nous lie toutes les 4.

 

La discussion ne peut évidemment éviter la question des relations avec les proches, famille et surtout enfants et petits-enfants, et avec les ami-e-s :

- Faut-il leur « annoncer la couleur » ?

- Le jeu en vaut-il la chandelle, au regard des risques de rupture qu’il peut entraîner ?

- Comment faire comprendre à quelqu’un qui vous aime et vous « vénère » comme un père ou une mère-épouse, et qui découvre à la place d’un père une « femme » ou à la place d’une mère-épouse une femme lesbienne, que ce qui compte c’est d’être soi et de se sentir « bien dans sa peau », même si ce n’est pas la « peau » qu’affirment comme « normale » les valeurs traditionnelles de la société ?

 

Au fur et à mesure de la soirée, mon prénom masculin perd de son « autorité » : D. surtout, M. et Da. aussi, ont progressivement le réflexe de m’appeler Sophya.

 

C’est aussi l’occasion pour moi de parler de mes « excursions » dans le monde fetish/SM.

Je peux ainsi leur montrer quelques exemplaires des dessins humoristiques que je crée sur le thème du BDSM, avec lesquels j’ai en projet de monter une exposition « itinérante » dans des lieux et évènements qui y seront adaptés.

 

Les itinéraires de nos 2 couples sont certes différents, mais d’une part M. et Da., qui ont été amenées à approcher les mondes lesbien et libertin, sans y participer, et d’autre part D. et moi, qui avons découvert les mondes fetish/SM et libertin, voire les avons approchés et fréquentés de très près, y avons rencontré les mêmes conformismes et replis communautaires, transformant souvent les lieux et évènements de rencontre de ces mondes en ghettos.

 

Mais en même temps nous tombons d’accord pour convenir que nous y avons acquis une ouverture d’esprit plus large et appris dans nos aventures respectives à être plus à l’écoute des autres, quelles que soient leurs diférences, sans les juger a priori, et non seulement à accepter ces différences, mais aussi à en faire un enrichissement par la discussion et la confrontation des expériences, y compris les plus « spéciales ».

 

Après avoir parcouru tous les sujets « classiques » de discussion que font surgir les itinéraires de nos 2 couples, vient le moment de la distraction, et nous ouvrons pour la 1ère fois le jeu du « QUIZ classé X ».

 

Nous avons plus ri en essayant de comprendre les règles du jeu, que de jouer proprement dit (comment connaître le scénario de centaines de films pornographiques à la seule citation de leurs titres, sauf à apprendre par cœur les réponses des 1000 cartes du jeu ?) : les réponses données par chacune de nous 4, pour savoir à quoi sert tel sex-toy ou que représente telle position sexuelle, sont toutes plus « originales » les unes que les autres, même et surtout si elles ne sont pas la bonne réponse !

 

Une soirée intense, agréable, marquante et formidable que M., Da. D. et moi ne sommes pas prêtes d’oublier …

Communauté : VIVRE TOUS SES FANTASMES
Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 18:59
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Bonjour à vous toutes et tous,

 

Pour vous, je n'aurai qu'un mot, celui-là :

 

2011

 

Bises, Sophya

 

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 16:59
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J'écrivais dans un article précédent, que, de mes relations amicales, seulEs les amiEs que j'ai connuEs en tant que Sophya savent ma double identité ... ou ma trans-identité si l'on veut !

Par contre, les amiEs "d'avant", qui le sont devenuEs alors que je n'étais à leurs yeux que "homme", ne savaient rien ... et je sais, comme bien de mes consoeurs, combien de fois nous sommes confrontées à ces questions lancinantes :

"Comment leur annoncer ma transidentité ?"

"Est-ce bien nécessaire de le dire à mes amiEs de longue date ? Ne vais-je pas gâcher une amitié si bien ancrée ?"

 

Scénario d'un coming out :

Suite à une idée de mon épouse D. que j'apparaisse en femme bigoudène à une fête où 2 amies femmes vont se pacser, j'avais besoin d'une jupe longue ... et l'amie B. à laquelle j'avais pensé m'en a proposé une.

 

B., avec son compagnon J., sont des amis de très longue date, avec qui je suis liée d'une très profonde amitié ... datant de 39 années, à une période où Sophya ne se doutait pas qu'elle existait ..., et avec qui j'ai partagé des moments totalement éloignés dans leur esprit de mon aventure transidentitaire.

  

Allant la chercher chez ce couple, j'ai pensé que la situation, et la raison de mon besoin de jupe, était de nature à aborder ... l'existence de Sophya !

 

L'initiative m'a paru d'autant plus propice que j'avais rassuré cette amie B., qui, tenant à cette jupe qu'elle gardait pour des soirées de cérémonie, avait accepté de me la prêter après que je lui eus promis que je l'enlèverais rapidement ...

... et j'avais donc rassuré cette amie, en lui promettant que je me changerais rapidement après avoir fait mon entrée en bigoudène :

 

Il suffisait ainsi de dire à cette amie que, étant Sophya, j'aurais facilement des tenues de rechange !

 

Aujourd'hui j'ai sauté le pas ... Qu'est-ce qui m'y a décidé ?

Je suis venue chez ce couple, avec une photo en gros plan de Sophya, et dès mon entrée, j'ai annoncé :"Vous allez faire connaissance avec Sophya ...", en leur montrant cette photo, où mon ami ne m'a pas du tout reconnu(e) !

 

Dois-je dire que J. et moi, avons travaillé dans la même entreprise pendant 18 ans, dont 12 dans le même bureau ... et que, de plus, nous nous sommes régulièrement revus depuis 39 ans.

 

Quelques questions sur mon "itinéraire", des remarques fort judicieuses et pleines de bon sens de la part de B. sur la façon dont j'assumais cette pulsion intérieure, en l'extériorisant en affirmant Sophya dans la vie courante (certes en dehors de mon milieu professionnel), et je viens de franchir une étape importante de mon "coming out" partiel.

 

Un poids s'est libéré, avec la paix intérieure que procure la transparence d'être ce que nous sommes vis-à-vis de persones qui nous sont chères, mais que, justement pour cette même raison, nous craignons de perdre avec l'aveu de notre transidentité.

 

 S Fauteuil-NCoiff1-r


NDLR : J'avais emmené cette photo de Sophya pour la montrer à B. et J.


Je suis heureuse aujourd'hui !

 

Sophya

Communauté : Soumission et appartenance
Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 19:24
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A Elle, la maîtresse à qui je donne et m’abandonne :

A faire gémir jusqu’au crépuscule,
A faire rougir mon cul qu’elle bouscule,
A faire plier toute ma libido,
A faire trembler les murs de mon ego,
Je vais donner …

A faire ouvrir mes lèvres sous le pieu,
A faire jurer tous les enfers des dieux,
A faire crisper mes mains sous sa main,
A faire pâmer et supplier mes seins,
Je vais donner …

Je vais donner
Comme on lui a jamais donné,
Je vais donner
Plus loin que ses envies ont jamais brûlé,
Je vais donner ... je vais donner !

Je vais donner
Comme personne ne s'est sublimé,
Je vais donner ...

A faire jaillir à faire taire mes cris,
A faire couler mes larmes sans détour,
A l’abandon et toute la nuit,
Je vais donner ... je vais donner toujours !

A faire briller à faire rêver ses yeux,
A faire raidir à faire blêmir mon corps,
A faire saillir la cire qui fait couler le feu,
A me donner encore et oublier mon port,
Je vais donner ...

Je vais donner
Comme on lui a jamais donné,
Je vais donner
Plus loin qu’on peut s’abandonner,
Je vais donner ... je vais donner !

Je vais donner
Comme jamais je me suis abandonnée,
Je vais donner !

Sophya

Communauté : Soumission et appartenance
Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 19:19
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Maîtresse,


Vous soufflez le froid et le chaud, le proche et le lointain,

Vous prenez mon souffle aujourd'hui et demain,

Vous êtes loin de moi, et m’envahit l’Obsession

De votre possession,

Le feu intérieur qui brûle et me dévore,

Abandonnant mes tétons sans pinces ni liens ni poids, livrés à leur triste sort,

Remplaçant les coups absents que vous n’infligez pas à mon corps.

Appelant au sein de mon intimité mais en vain

La chaleur sourde et lourde de votre main,

Ce feu absent me donne froid

Car vous êtes loin de moi.

Vous êtes près de moi, et déferle l’Emotion

Des sensations,

Mes fesses, hanches et cuisses abandonnées et tendues,

Ouvertes vers l’infini, prêtes pour l’inconnu,

Font vibrer en vous la symphonie de mon corps nu.

Susurrant à mon oreille les délires de vos sens,

Caressant mon épaule de votre chevelure dense,

Vous me possédez et je ne suis plus rien,

J’ai chaud car je vous appartiens.


Votre soumise Sophya.

Communauté : Soumission et appartenance
Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 10:04
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Une consoeur m'écrit sur le site hommefleur, dédié à la transidentité et lieu d'échange, de dialogue et débat entre toutes celles qui vivent cet itinéraire "déroutant" (au sens propre comme au sens figuré) :

 

"Chère Sophya

Je lis votre message avec une grande émotion.

Que vous dire sur ce premier contact sinon que je suis éperduement troublée par votre personnalité ?

Vous semblez tellement sincère

J'ai la soixantaine, J'habite A...

Féminine depuis mon enfance, je me sens terriblement femme depuis quelques années quand nous avons pris notre retraite [...].

Mais un evénement terrible est venu perturber ma vie. Mon épouse est tombée amoureuse d'un homme célibataire, notre voisin de palier, et depuis ma vie à été bouleversée.

Peut-être a bientot."

 

 

Bonjour M...,

La sincérité, à l'aune de la vôtre, est souvent une voie difficile, car elle relate la réalité de la vie, qui n'est pas noir/blanc ni bien/mal ni beau/laid !


Si vous parlez de la mienne, "ma sincérité", c'est le double fait que mon épouse a accepté mon travestissement et mon attrait pour le sado-masochisme, tout en gardant des liens complices et affectueux avec moi,

 

Sophya Allee Passants Vue1

 

 

et que nous vivions nos sexualités de façon séparée, elle de son côté ...

  

Sophya-Fetish-Verdure-Vrecadr.JPG


 

 

 

 

 

 

 

 

... et moi à travers ma soumission (ce qui se traduit sexuellement par l'abandon de mon corps à mon-mes partenaire-s) et ma sexualité devenue uniquement anale.

 

 

Photos faite par une consoeur amie : Joséphine.

cf. Article sur mon week-end avec Joséphine dans ce blog :

 

 

 

M..., toi et moi, nous avons le même âge, déjà "avancé" et notre féminité s'est révélée également très tardivement ..., ce qui évidemment dans un couple affecte la sexualité de chacun-e (nous n'avons plus 20 ans) et la sexualité du couple (nous avons une vue plus ouverte sur la vie et nous avons perdu nos illusions sur l'amour absolu) :

 

on peut essayer d'y trouver là un chemin pour maintenir des liens conjugaux, voie certes difficile, car semée d'embûches (l'éloignement définitif l'un de l'autre) et de pièges (la rupture de notre communication quotidienne, du fait de nos sexualités séparées, qui détruit ce qui faisait le ciment du couple).

Nous essayons, mon épouse et moi, de parcourir ce chemin, où à chaque virage nous ne savons pas ce que la suite va nous réserver.

Bises, Sophya.

Communauté : AFFICHEZ VOS FETICHISMES
Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 18:29
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Samedi 3 juillet : un week-end (presque) dans l'inconnu avec Joséphine, une consoeur artiste peintre, qui voudrait faire étinceler ma féminité cachée ...

 

En effet, Joséphine a à coeur de donner "lettres de noblesse", à nous les transgenres qui vivons intimement cette féminité, que ce soit de façon cachée ou au grand jour, mais qui ne sont pas comprises comme telles à cause de bien des préjugés fortement répandus dans les esprits par les valeurs socio-culturelles les plus conservatrices de la société, préjugés que renforcent malheureusement, il est vrai, celles d'entre nous qui confondent transidentité et libertinage sexuel (cf. NB ci-dessous).

 

NB : En écrivant cela, je ne nie pas la réalité de notre sexualité comme transgenre, mais comme elle prend les mêmes formes d'expression que tout un chacunE, elle n'a pas à être marquée de façon particulière.

 

Aussi Joséphine aime nous photographier, pour révèler notre féminité (si vous êtes intéressées, je vous mettrai en relation avec elle).

 

  

S

 

 

 

Nous dialoguons depuis plusieurs mois via MSN, et nous nous sommes découvertes des passions communes : le sport, la nature, le soleil, la mer et ... l'érotisme dans le monde de l'art (peinture, sculpture, littérature, photo etc...) .

 

 

 

Sophya-Debout-Passerelle-Vue2.JPG

 

Sophya-inquiete.JPG 

 

 

 

 

 

Alors ma découverte des peintres appartenant au mouvement surréaliste et dont l'obsession de la femme fit foisonner l'inspiration érotico-onirique (1) ne pouvait qu'amplifier notre envie de nous connaître, de nous évader ensemble vers des perspectives débarrassées des conformismes et de nous laisser entraîner vers des horizons insoupçonnés à cette heure où j'écris.

 

 

 

 

 

 

(1) voir mes articles à ce sujet, fortement illustrés, dans ce même blog :

 

http://sophya.over-blog.net/article-26895221.html

http://sophya.over-blog.net/article-26023532.html

http://sophya.over-blog.net/article-26021988.html

http://sophya.over-blog.net/article-25864090.html

  

 

Sophya-abandonnee-Vue1.JPG

 

 

Sophya-Assise-Calvaire-Vue-G3.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est surtout Joséphine l'artiste qui était derrière le viseur que je remercie :

toutes ses photos respirent la douceur, autant les teintes que les matières, ainsi que l'expression du corps et du regard, le tout accentué par la lumière du soir qui tombe ... Merci pour ta virtuosité !

 

Sophya-EntreArbres-Allee-Vue-1.JPG

 

Sophya-Tete-Jambes-Canape-VueRecadr.jpg

 

En regardant après coup ces photos de moi faites par Joséphine, je me suis aperçue que j'avais passé des moments empreints de sérénité, presque sans m'en rendre compte, et je suis sûre que c'est le talent de Joséphine d'avoir révélé en moi une recherche du temps perdu et de la méditation silencieuse.

 

 

Moi qui, à travers d'autres facettes que peuvent donner de moi certains passages de mon blog, peux apparaître fulgurante et filante, je me découvre ici, grâce à Joséphine, aspirant à une transidentité plus calme et somme toute, plus naturelle ...



La tentation de la transgression est sans doute toujours présente, mais devient moins physique, et plus spirituelle ...

 

 

 

Le désir du plaisir fut déjà un plaisir ...

 

Sophya-chienne-Vue1.JPG 

Certes, je suis d'un tempérament résolument soumis et Joséphine d'un tempérament plutôt dominant. Joséphine aime la complicité qui se construit dans les relations réelles et suivies ... moi aussi !

 

Sophya.

 

 

 

 

 

 

 

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  • 12 Domina 60ans
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  • Sophya
  • BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
  • Charente Maritime Saintes Royan Rochefort
  • soumise BDSM soumission domination Maîtresse
  • Toutes les transgressions vecues comme depassement du reel et envol vers l'imaginaire ... sont les bienvenues ! NB : Sans "collier", je suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour le meilleur et pour le "pire"

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  • : BDSM, Art, dessins et travestissement : Imagination et aventure pour soumission et culture
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  • : Je suis Sophya, travestie de 64 a, exclusivement passive et soumise, très ouverte mentalement et physiquement. Sportive, 170/66, totalement non-virile, avec de belles fesses, des jambes galbées et des bouts de seins saillants ( mens 90A-78-95 ). NB : Je ne porte pas de "collier" et suis prête à dialoguer avec une femme dominatrice, seule ou accompagnée, pour le meilleur et pour le "pire" ...
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